Courbe l'échine face à cette suprématie obscure attendue
Prête à me soumettre, cédant toutes mes convictions
Aux malheureuses personnes abolissant encore toutes sanctions
Risible de concevoir après sa mort
Les péchés désinvoltes accomplis
De constater les quelques torts
Lorsque nous ne participons plus à nos vies
Encerclée, je ne redoute le fer
Si le purgatoire se languit de ma présence sensorielle
Ô Que ce soit moi qui le décrète
Je ne supporte la domination temporelle
Enfin, les coups de hâches me saignent
L'euphorie d'une douleur sans égale m'éveille
Je purge sans regrets la puntion
D'avoir constater trop tôt la miséricorde d'une vie de pion
Mon corps déchu, mon âme émerge
J'admire l'exhalation putride de mon cadavre inerte
Ainsi, je saisis à quel point
A quel reflet extérieur paraît l'humain
Mon corps ne sera jamais retrouvé, aboli de toutes visions
Ne vous affolez pas, vous réaliserez par perceptions
Que mon sort ne demeurera pas pathétiquement abominable
Puisqu'il sera de même pour vous, inexorable.
Exocnes


